Ce simulateur gratuit DPE 2026 vous permet de connaître instantanément l'impact de la réforme sur votre logement. Officialisée par l'arrêté du 13 août 2025 et entrée en vigueur le 1er janvier 2026, cette réforme modifie un paramètre clé du calcul du DPE : le coefficient de conversion de l'électricité. Ce coefficient, qui permettait de convertir l'énergie finale consommée en énergie primaire, est passé de 2,3 à 1,9 pour s'aligner sur la valeur européenne définie par la directive sur l'efficacité énergétique.
La raison est simple : l'ancien coefficient de 2,3 ne reflétait plus la réalité du mix énergétique français, décarboné à plus de 90 % grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Ce biais pénalisait fortement les logements chauffés à l'électricité, et la réforme est venue corriger cette distorsion.
Le cœur de la réforme : le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9, s'alignant sur la valeur européenne. Moins d'énergie primaire comptabilisée = une meilleure lettre DPE pour les logements électriques.
Les biens chauffés à l'électricité (radiateurs, pompe à chaleur, plancher chauffant) sont les plus impactés. Les logements au gaz ou au fioul peuvent observer de très légères variations, liées aux équipements électriques secondaires (chauffe-eau, VMC…), mais l'impact reste négligeable.
Selon les estimations gouvernementales, environ 850 000 logements sortiront du statut de passoire thermique (F ou G) grâce à ce nouveau coefficient, sans aucun travaux réalisés.
Prenons un logement consommant 10 000 kWh d'électricité par an.
Avant (coefficient 2,3)
23 000 kWh
énergie primaire comptabilisée
Après (coefficient 1,9)
19 000 kWh
énergie primaire comptabilisée (-17 %)
Cette baisse de 17 % peut suffire à faire gagner une classe énergétique, sans aucun travaux réalisés.
| Mode de chauffage | Impact probable | Exemple |
|---|---|---|
| Chauffage électrique (radiateurs) | Fort — gain fréquent d'1 classe | F → E ou G → F |
| Pompe à chaleur (PAC) | Fort — déjà favorisé, gain supplémentaire possible | E → D |
| Chauffage gaz ou fioul | Aucun — coefficient inchangé | Lettre identique |
| Électricité + mauvaise isolation | Limité — la lettre peut s'améliorer mais reste dégradée | G → G ou F |
| Tout électrique bien isolé | Très fort — combinaison idéale | F → D ou E |
Les exemples sont indicatifs. Le résultat réel dépend des caractéristiques spécifiques de chaque logement (isolation, surface, usage, etc.).
À noter : la réforme ne change pas votre consommation réelle ni vos factures. Un logement très mal isolé restera énergivore dans les faits. La réforme corrige un biais de calcul administratif — elle ne remplace pas une rénovation thermique.
Tout ce qu'il faut savoir sur la réforme DPE 2026 et ce simulateur.
La réforme modifie le coefficient de conversion de l'électricité utilisé dans le calcul du DPE. Ce coefficient passe de 2,3 à 1,9, s'alignant sur la valeur européenne définie par la directive sur l'efficacité énergétique. Concrètement, les logements chauffés à l'électricité voient leur consommation en énergie primaire recalculée à la baisse, ce qui améliore leur classement énergétique.
Le coefficient de 2,3 signifiait qu'il fallait 2,3 kWh d'énergie primaire pour produire 1 kWh d'électricité consommée. Ce chiffre ne reflétait plus la réalité du mix énergétique français, décarboné à plus de 90 % grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Le passage à 1,9 corrige ce biais et aligne la France sur les standards européens.
Principalement si votre logement est chauffé à l'électricité : radiateurs électriques, pompe à chaleur, plancher chauffant électrique. C'est là que l'impact est le plus significatif. Les logements au gaz ou au fioul peuvent observer de très légères variations dues aux équipements électriques secondaires (chauffe-eau, VMC…), mais ces variations restent négligeables.
Le gouvernement estime que près de 850 000 logements sortiront du statut de passoire thermique (classe F ou G) grâce à ce nouveau coefficient. Environ la moitié des logements "tout électrique" verront leur étiquette énergétique s'améliorer automatiquement.
Prenons un exemple concret : un logement consommant 10 000 kWh d'électricité par an. Avec l'ancien coefficient, sa consommation en énergie primaire était évaluée à 23 000 kWh. Avec le nouveau coefficient de 1,9, elle passe à 19 000 kWh, soit une baisse de plus de 17 %. Cette diminution peut suffire à faire gagner une classe énergétique.
Oui. Les DPE réalisés avant le 1er janvier 2026 restent juridiquement valables pendant leur durée légale de 10 ans. Cependant, si votre logement est chauffé à l'électricité et que le nouveau calcul vous est favorable, vous pouvez obtenir gratuitement une attestation actualisée sur le site de l'ADEME sans faire intervenir un diagnostiqueur.
Utilisez directement notre simulateur en haut de cette page : saisissez l'adresse de votre bien et obtenez instantanément votre nouvelle lettre estimée. Pour une attestation officielle, rendez-vous sur le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, munissez-vous du numéro ADEME à 13 chiffres inscrit sur votre DPE actuel, et téléchargez gratuitement une attestation ayant la même valeur légale que le DPE original.
Non. Le nouveau coefficient modifie uniquement le mode de calcul administratif du DPE — il ne change ni votre consommation réelle ni le montant de vos factures. Un logement mal isolé restera énergivore dans les faits, même si sa lettre DPE s'améliore. La réforme ne dispense pas d'engager des travaux de rénovation thermique si le bâti est défaillant.
Les passoires thermiques sont progressivement interdites à la location : les logements classés G ne peuvent plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, et les F seront concernés à partir de 2028. Sortir de cette catégorie grâce à la réforme permet d'éviter une interdiction de louer sans travaux. Cela améliore aussi la valeur vénale du bien et peut modifier votre stratégie d'accès aux aides (MaPrimeRénov', éco-PTZ).